Intestin,  Pathologies et alimentation

Syndrome de l’intestin irritable

Hello à tous, nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler d’un sujet dont je vous ai récemment parlé sur Instagram : le syndrome de l’intestin irritable (aussi appelé colopathie fonctionnelle ou syndrome du côlon irritable).

Le syndrome de l’intestin irritable, qu’est-ce que c’est ?

syndrome de l'intestin irritable
Syndrome de l’intestin irritable

C’est une association de troubles du fonctionnement de l’intestin qui comprend : des douleurs abdominales, un inconfort et des troubles du transit intestinal (constipation et / ou diarrhées).

Les femmes sont 2 fois plus touchées que les hommes. Généralement les patients sont diagnostiqués vers 35/40 ans.

  • Syndrome évoluant sous forme de crise successives ponctuée de période d’accalmie.
Intestin entouré du côlon

Les symptômes

ConstipationTroubles de la motricité intestinaleLes contractions de l’intestin grêle & du côlon sont trop lentes alors les aliments se déplacent trop lentement dans le côlon. Les constipations sont plus fréquentes que les diarrhées.
DiarrhéesLes contractions de l’intestin grêle & du côlon sont trop rapides alors les aliments se déplacent trop vite dans le côlon.
Ballonnements FlatulencesAnomalie de la sensibilité intestinale Intestins plus sensibles. Les personnes atteintes ressentent plus péniblement des phénomènes « normaux ».Ballonnements fréquents après les repas – distension du ventre. Les flatulences peuvent soulagés la douleur & les ballonnements
Douleurs abdominalesDouleurs abdominales similaires à des crampes / spasmes, généralement absente la nuit Survient généralement après les repas (parfois au réveil)
Productions de gaz digestifsMicro-inflammationsUne micro-inflammation intestinale et des anomalies de la flore bactérienne (ou microbiote) digestive pouvant augmenter la production de gaz digestifs.
Une augmentation des troubles après la prise alimentaire

Les facteurs du syndrome de l’intestin irritable

  • Situation de stress et fatigue peuvent amplifier le phénomène
  • Une gastro-entérite peut déclencher un SII
  • Anxiété, angoisse, repas copieux réguliers, alimentation non équilibrée peuvent amplifier les symptômes
  • Périodes de repos & vacances = atténuation des symptômes généralement

Rappel : Les mécanismes & origines de cette maladie sont mal connues.

Evolution de la maladie

Le SII n’augmente pas le risque de MICI (Crohn & RCH) ni de cancer du côlon. Ce syndrome ne nécessite pas de chirurgie & ne diminue pas l’espérance de vie

Evolutions possibles : RGO, dyspepsie (= difficulté à digérer).

Stratégie de prise en charge

C’est un processus relativement long, et je vous conseille plus que fortement de vous faire accompagner par un/une diététicien / diététicienne diplômé(e) !

Régime adaptée :

Sans FODMAP (= sans glucides fermentescibles). Ces derniers sont fermentés par les bactéries du côlon & provoque les symptômes du SII.

FODMAP est un acronyme qui désigne un groupe de glucides à chaîne courte présents dans certains aliments et dont se « nourrissent » les bactéries du côlon.

Objectifs du régime :

  • Atteindre le confort digestif
  • Tester la tolérance aux différents groupes alimentaires
  • Identifier les aliments responsables des inconforts digestifs

Evolution de prise en charge

Réintégrer petit à petit les aliments riches en FODMAP pour tester leur digestibilité petit à petit.

3 étapes

ETAPE 1 – élimination des FODMAP

  • Durée : 2 à 8 semaines – jusqu’à diminution nette des symptômes intestinaux
  • Objectifs : Atténuer les symptômes
  • Eviter les principales sources de FODMAP
  • Attendre quelques jours sans symptômes aucun avant de passer à la phase suivante

ETAPE 2 – test de tolérance

  • Durée : aussi longtemps que nécessaire
  • Objectifs : évaluer la tolérance aux aliments source de FODMAP & la quantité possible à ingérer sans symptômes
  • Tester un seul groupe d’aliments à la fois & réintroduire un seul groupe / semaine
  • Idéalement, réintroduire l’aliment à tester en-dehors des repas (symptômes identifiables ++)
  • Tester les même aliment 2 à 3 fois dans la semaine (une journée de repos entre les tests)
  • Augmenter petit à petit la quantité de l’aliment en question
  • Si douleur, alors arrêter le test et passer à un autre aliment

ETAPE 3 – réintroduction des aliments testés en phase 2

  • Durée : aussi longtemps que nécessaire
  • Objectifs : réintroduction progressive des aliments testés et tolérés
  • Il est possible de réintroduire les aliments non tolérés dans une quantité compatible avec le confort digestif

Merci à tous d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! N’hésitez pas à partager, liker, commenter sans modérations ! Vous êtes atteint d’une pathologie et vous avez des soucis pour adapter votre alimentation, n’hésitez pas me donner le nom de votre maladie en commentaire. C’est avec plaisir que je vous aiderai !

On se retrouve vite sur instagram. Je suis aussi disponible en MP ou par mail pour en discuter 😉